Le chamanisme – quête spirituelle

Publié le par ati dion


Travail présenté par Ma Dhyani Lokita

Juillet 2008

Introduction

Le document qui suit a été produit en laissant beaucoup de place à l’être profond et en laissant émerger ce qui a le plus d’importance et ce qui m’amène à entreprendre une formation en néochamanisme. Même si c’est un travail de recherche et de réflexion, je voulais éviter de fonctionner uniquement du côté gauche du cerveau et de procéder de façon logique et rationnelle. J’avais préparé un plan de travail au préalable, mais la table des matières actuelle s’est construite au fur et à mesure que le travail avançait.

Ce premier travail est un survol de l’évolution du chamanisme d’un point de vue très personnel. Ma recherche tente de définir : qu’est-ce qu’un chamane, qu’est-ce qu’ils ont en commun, quelles sont leurs pratiques et qu’est-ce qui les motive pour agir ainsi. J’aurai donc eu l’occasion de découvrir qu’il y a là un monde complexe, que c’est passionnant et que j’ai encore beaucoup à explorer et à approfondir.

Le ton du document reflète le fondement qu’Ati en connaît beaucoup sur la matière et qu’il n’est pas nécessaire de définir les termes fondamentaux. J’ai donc écrit les pages suivantes en me concentrant sur la pratique générale de cette discipline. C’est pourquoi je m’attarde très peu à la fonction de guérisseur, qui est un champ vaste, englobant autant les aspects physiques, énergétiques et psychiques d’un individu et même d’une communauté, d’un pays et d’une planète ! Tout est relié dans le grand Tout.

1    Le chamanisme d’hier à aujourd’hui

« La pratique chamanique date d’au moins 40 000 ans et certains anthropologues avancent que les chamanes étaient déjà à l’œuvre sur Terre depuis possiblement plus de 100 000 ans. Les chamanes sont des hommes ou des femmes qui lisent les présages, prélèvent des informations divinatoires et repèrent des signes de la nature, travaillant en partenariat avec les dimensions des mondes invisibles. » (Ingerman, 2007)

Selon l’anthropologue Jeremy Narby (1999), l’anthropologie a commencé à s’intéresser aux sociétés traditionnelles comme sujet d’étude à l’époque de la révolution industrielle. On appelait ces sociétés “peuples primitifs” afin de démontrer la supériorité des sociétés dites “civilisées”. Le rôle des guérisseurs et des chamanes était incompris alors ils étaient considérés comme des aliénés mentaux vivants dans ces communautés dites “primitives“.
Le regard de l’Occidental commence à changer avec l’arrivée de la psychologie moderne au début du 20e siècle et de l’acceptation des concepts de psyché (monde intérieur) et de conscience collective. Ce terme est décrit par Carl Jung comme un phénomène commun à chacun, détenant un sens de l’idéal plus clair que l’égo ou que l’être conscient, et qui dirige le Moi via les archétypes, les rêves et l’intuition et qui pousse l’Être conscient à faire des erreurs pour influencer le cours de son destin. Le terme représentations collectives fut premièrement utilisé par Levy-Bruhl en 1910 dans son ouvrage How Natives Think. Carl Jung a affirmé alors que c’est ce qu’il décrit comme conscience collective. (Carl Jung)

Un nouveau courant et surtout une ouverture apparaissent alors chez les chercheurs et les intellectuels occidentaux pour l’étude des rites dans les sociétés non occidentales et qui consistent à intégrer la communauté et l’étudier de l’intérieur. En 1935-36, Antonin Artaud, un poète et homme de théâtre français, séjourne au Mexique chez les Tarahumaras où il expérimente avec les rites de peyotl et note plus tard dans un article :
 « J’ai pris du peyotl au Mexique […] j’ai pensé alors à ce moment-là, vivre les trois jours les plus heureux de mon existence. J’avais cessé de m’ennuyer, de chercher à ma vie une raison et j’avais cessé d’avoir à porter mon corps. Je compris que j’inventais la vie, que c’était ma fonction et ma raison d’être et que je m’ennuyais quand je n’avais plus d’imagination et le peyotl m’en donnait. » 

De retour à Paris, Artaud veut amener le spectateur à “un état de transe” et que le théâtre tienne la place du peyotl.   Antonin Artaud, à une époque où le théâtre reposait surtout sur la pensée et la déclamation du texte, désirait créer un théâtre qui passe d’abord par le corps, un théâtre entre la gestuelle et la pensée et fut ainsi un précurseur de la mouvance danse-théâtre. 

En 1951, Mircea Eliade, historien des religions, publie en français Le chamanisme et les techniques archaïques de l’extase, première étude comparative recensant les diverses traditions chamaniques de peuples traditionnels. Joseph Campbell, un professeur de mythologie et de religion, publie en 1959, Primitive Mythology, un ouvrage traitant de chamanisme et de totems animaux de la série The Masks of God, Volume 1. En 1968, Carlos Castaneda publie un premier roman, The Teachings of Don Juan décrivant son apprentissage en chamanisme avec un sorcier mexicain Yaqui. Bien que cet ouvrage ait été fortement critiqué par les anthropologues, il obtient un grand succès auprès du public et la série de 12 romans qui suivirent s’est vendue à plus de 12 millions d’exemplaires et a été traduite en 17 langues. Le chamanisme est ainsi devenu un sujet d’intérêt grand public.

En 1980, l’anthropologue Michael Harner publie The Way of the Shaman, un livre s’adressant au grand public, décrivant l’univers du chamane avec des instructions pour accéder à un état de conscience altéré afin de voyager dans les univers parallèles. Après avoir étudié le chamanisme de différentes sociétés traditionnelles, Harner développe une pratique chamanique basée sur les éléments communs aux divers courants chamaniques et dénudée des influences culturelles propres à une tradition en particulier. En résumé, l’approche de Harner tend a initier l’individu au voyage chamanique, à la communication avec les esprits, les guides spirituels humains et animaux, la communication avec le règne végétal et minéral ainsi que la divination et la lecture des présages. Il crée une fondation qui offre des ateliers de chamanisme accessibles au grand public partout en occident et il a aussi développé une branche de psychothérapie chamanique. L’étude du chamanisme devient accessible à qui s’y intéresse et non plus uniquement aux intellectuels et aux scientifiques.

Bradford Keeney, un psychologue et anthropologue américain est présentement en train d’émerger avec une forme de chamanisme qu’il décrit comme la Voie extatique de la Shaking Medecine. La forme développée par Keeney tend fortement vers le mysticisme et l’illumination. Son interprétation de 12 mystères originaux couvre l’activation du chi dans le corps, le nettoyage du corps et du mental par des états de transe en paroles (shamanic talk) et en mouvements (shaking medecine), la guérison, l’extase, la transmission du chi, s’abreuver à la fontaine de jouvence, l’activation d’une clé donnant accès à une bibliothèque sacrée contenant un savoir visionnaire (Annales Akhashiques ?), et l’aboutissement à l’échelle menant à la Cité de Dieu (Shambala ?). Keeney, élevé dans la tradition de l’Église Baptiste du sud des États-Unis, parcourt le monde pendant 15 ans et est initié par des chamanes et des guérisseurs en Afrique (Namibie, Botswana, Afrique du Sud), Bali, Japon, Brésil, Paraguay, avec les Ojibway aux États-Unis et par une branche chrétienne de chamanes dans les Caraïbes.   Sa forme de chamanisme est influencée par des traditions multiples, semble très complète comme pratique et vise la communion avec la Force de Vie (Life Force) , l’essence sous jacente à toute forme de vie.

2    Définir le chamanisme


« Le chamanisme est une tradition basée sur un dialogue avec la nature. La nature étant perçue comme une expression naturelle du Grand Esprit, et en tant que telle, est Vérité. Nous pouvons alors affirmer que le chamanisme est avant tout un dialogue avec la Vérité par l’intermédiaire de la nature. » (Halifax, 1988)

2,1    Éléments communs dans la pratique chamanique

En remontant dans l’histoire des peuples, on retrouve les chamanes dans toutes les sociétés sur tous les continents de la planète. Le bien et la sécurité de la communauté demeurent une motivation constante et commune à toutes les traditions.

« Historiquement, la chamane avait la responsabilité de veiller à la santé de sa communauté, trouver les sources de nourriture, garder l’équilibre entre le peuple et la nature et célébrer les grands rites de la vie tels que naissances, décès et autres passages d’un cycle à un autre, autant pour les humains que pour la nature. » (Ingerman 2007)
Le chamanisme englobe un large éventail de croyances et de pratiques relatives à la communication avec le monde des esprits. Bien qu’il y ait plusieurs variantes d’une région à une autre, les croyances suivantes sont communes aux chamanes, mais chaque chamane n’utilise pas nécessairement tous ces éléments.

Pour une chamane :

•    Les esprits tiennent un rôle important dans la vie des humains ;
•    La chamane interagit avec les esprits, la plupart du temps pour le bien de tous ;
•    Un esprit peut être bénéfique ou maléfique ;
•    La chamane utilise divers procédés pour arriver à un état altéré de conscience tel que : le chant, la danse, la prise d’enthéogènes, la méditation, le tambour ou autre percussion ;
•    Les mondes animal, végétal et minéral jouent un rôle important, se présentant comme présage, messager, ou animal ou objet de pouvoir ;
•    La chamane voyage dans l’astral pour accomplir certaines tâches;
•    La chamane peut traiter certaines maladies et agir comme guérisseur.

2,2    Réalités ordinaires et réalités non ordinaires

Toutes les chamanes, ou presque, abordent sous une forme ou une autre la guérison, l’extase et la célébration du sacré. Pour arriver à leurs fins, ils opèrent de façon consciente dans plusieurs dimensions, passant du plan matériel, appelé réalité ordinaire, à des dimensions astrales et que dorénavant seront nommées réalités non ordinaires. La Foundation for Shamanic Studies (FSS) amasse depuis les années 1980, des données à partir d’explorations chamaniques et d’expériences de mort éminentes (near death) afin de cartographier les univers non ordinaires.  La FSS affirme que la réalité non ordinaire se divise en trois grandes sections, le monde du Milieu, le monde du Bas et le monde du Haut. Les mondes du Haut et du Bas sont divisés en réalités superposées. Les mondes du Haut et du Bas sont complètement dans la réalité non ordinaire et sont au-delà et en déça de la souffrance. Le monde du Milieu est très proche de notre réalité ordinaire et l’on y retrouve à la fois les conditions des réalités ordinaires et non ordinaires.

3    Pratique chamanique

« Les chamanes peuvent tenir plusieurs rôles dans leur communauté, agissant comme guérisseur, médecin, prêtre, psychothérapeute, mystique et conteurs. » (Ingerman, 2007)

Les chamanes, dans la pratique de leur discipline, développent un accès à volonté à une réalité non ordinaire. Dans ces mondes non ordinaires, le chamane a des assistants (spirit helpers) – humains ou animales, ou autres “entités” qui l’assistent concrètement. (Joan B. Townsend 1988). M’étant entrainée avec chez les spiritualistes et médiums pendant plusieurs années, j’ai été agréablement surprise de découvrir que Townsend a fait une étude comparative de ces disciplines pour arriver à la conclusion que chacun fonctionne dans un état altéré de conscience, et que chacun a des guides spirituels les entourant et à qui ils peuvent faire appel pour de l’aide, même dans la réalité ordinaire. La différence entre ces spécialistes du mystique se situe dans la réalité non ordinaire où le chamane prend un rôle plus proactif et tend à aller vers les esprits, tandis que les spiritualistes et les médiums vont plutôt laisser les esprits venir à eux.

3,1    Les divers courants

Certains peuples ont développé une forme de chamanisme très guerrière (Hmong et Yao, Asie), certains groupes vont même vers la sorcellerie (Shuar, Amazonie). Pour d’autres, la pratique chamanique semble être une quête d’aventure (Huna, Polynésie).

Sainte-Thérèse d’Avila, une mystique, enseignait au 15e siècle que l’âme s’apparente à un château dans lequel il y aurait sept maisons et que dans chacune des maisons, il y a beaucoup de pièces. En voyageant et méditant dans chacune des pièces, on arrive à épurer les couches de l’âme et à communier avec Dieu. (Myss, 2007) Elle a également défini l’extase comme ayant deux aspects : soit union comme dans union avec Dieu, et au-delà de l’union, ravissement au sens d’extase mystique. Elle décrit l’extase mystique comme un état où le corps est morcelé et n’est plus capable de bouger, où la personne ne peut à peine respirer. (Pattee, 1988)

Serge King (1988), un chaman Huna, raconte que son père, un fermier, parlait aux récoltes et aux animaux comme s’ils étaient des êtres intelligents capables de le comprendre et de lui répondre. King va plus loin et affirme que pendant son apprentissage il lui arrivait d’avoir de la difficulté à se concentrer sur son travail due aux conversations des arbres, des fleurs, des insectes, des roches et des édifices. Il dit avoir finalement appris à passer d’un état de conscience à un autre sans savoir comment il y parvenait. Plus tard, il comprit qu’il existe quatre mondes (ou niveau d’expérience) et que tous passent de l’un à l’autre spontanément et inconsciemment, mais que les chamanes cultivent consciemment. Ces quatre mondes sont appelés le monde ordinaire, le monde psychique, le monde onirique et le monde de l’être ou les mondes objectifs, subjectifs, symboliques et holistiques.

3,2     Différence entre prêtresse et chamane

Qu’est-ce qu’une prêtresse ou un prêtre ?  Ce sont des célébrants de rituels et du sacré, bien évidemment, mais qu’est-ce qu’ils font au juste ?

Selon Vicki Noble (1983), « leur fonction essentielle est d’ouvrir leur corps afin de servir de canal pour manifester les forces et les énergies divines. Pendant le temps que cela dure, leurs paroles et leurs actions sont celles de la Divinité. De retour à leur réalité ordinaire, ils redeviennent “mortels”, mais conservent l’information reçue. » p. 209
Toujours selon Noble, les chamanes représentent force et expérience impliquant compétence et un savoir-faire concret. Travaillant avec de grandes forces, le chamane est un être qui a maîtrisé ses doutes et ses peurs, incluant la peur de la mort. Il maîtrise aussi la communication avec le monde des esprits. Ce sont des maîtres du feu; du feu qui pousse à l’action, du feu sexuel, du feu de l’expansion et de la chaleur réconfortante, du feu de l’éclair et du feu qui irradie confiance et bien-être dans toutes les directions.

Les prêtresses travaillent essentiellement à partir du cœur, les chamanes opèrent à partir de la tête, surtout du 7e chakra et ne sont pas restreints par les limites du mental. Ils utilisent leurs mains et leurs cœurs également, mais c’est leur capacité à se projeter dans diverses réalités qui caractérise leur pratique.

3,3    Le néochamane

Dans le livre accompagnant les cartes tarots Motherpeace, Noble remplace la suite des Rois par les Chamanes et décrit de façon intéressante comment le chamanisme peut se pratiquer à notre époque. Voici un survol de quatre facettes du chamane contemporain.

Le chamane de la suite des épées représente l’élément air. Il incarne le vol du chamane dans les réalités non ordinaires, et sa capacité à verbaliser, à parler par nécessité, pour prophétiser, pour éclairer, mais également pour dénoncer les travers de nos sociétés. Les mots qui émergent sont des paroles de sagesse provenant de son âme.
Le chamane de bâtons représente l’élément feu et incarne celui qui maîtrise des situations complexes. C’est un être actif qui assume un rôle de leadership dans sa société. Chaleureux et ouvert, il a une facilité à transmettre son savoir et à enseigner. Il manie le feu qui guérit, il a des mains de guérisseur.

Le chamane des coupes représente l’élément eau et personnifie la déesse Hécate, le pouvoir de l’ombre et de la Lune. C’est le chamane des profondeurs, le célébrant de cérémonies ou rites transformateurs. C’est l’alchimiste ou le magicien qui tend à transformer son environnement avec concentration et détachement pour le bien de tous.
Le chamane des disques (pentacles) représente l’élément terre et incarne l’adulte mature et équilibré, engagé dans une démarche spirituelle. Discipliné et persévérant, ce chamane a accumulé beaucoup de savoir et de compétences et peut guérir en utilisant les plantes et autres objets sacrés. Visionnaire et voyageur, il est capable de bien fonctionner seul ou en société.
 
4     Devenir chamane


« Nous, les personnes saintes, savons très clairement qui nous sommes et qu’une fois épurées, (devenues) comme des os vides, il n’y a plus de limite à ce que les Pouvoirs Supérieurs peuvent manifester par et à travers nous. […] Le pouvoir que l’on reçoit sert à soulager, guérir, prophétiser, résoudre des problèmes, trouver des personnes ou des objets perdus. On sert également à répandre l’amour, transformer et assurer la paix et la fertilité. » (Fools Crow)
Beaucoup d’individus en quête d’une spiritualité impliquant l’adepte activement se tournent vers le chamanisme. C’est là une voie excitante, riche, créative et inspirante. La voie du chamane est une profonde quête d’authenticité et celui ou celle qui emprunte ce sentier en sortira grandit et son entourage en sera enrichi. Mais, participer à des ateliers de chamanisme ne crée pas un chamane. Le chamane est un être lucide qui aborde sa vie en tant que créateur de son destin par ses pensées et ses actes. Le véritable chamane doit avoir un ego épuré, être doté d’un grand désir de servir, être capable d’amour, être en mesure de percevoir et d’agir sur plusieurs niveaux de réalités et pouvoir communiquer avec toutes les formes de vie dans le plus grand respect, mais avec vigilance, discernement et humilité. Sur le plan matériel, le chamane doit être en bonne forme physique, être centré, vivre avec courage et audace, et avoir assez de foi pour laisser Dieu le diriger là où il est le plus apte à servir. Sur le plan social, le chamane sera appelé à manier du pouvoir, à créer des actes magiques, à officier en public et avoir l’humilité et l’honnêteté de reconnaître qu’il n’est qu’un instrument canalisant ces phénomènes. On dit qu’une personne est véritablement devenue chamane quand les autres le reconnaissent comme tel.

Conclusion

Ce survol m’a fait comprendre que le chamanisme ou le néochamanisme est une voie d’amour, de méditation, de discipline, d’intégrité, de courage, d’audace, de persévérance et surtout d’action.

Tout ce qui concerne la création, la fabrication et l’usage d’objets rituels ou d’outils chamaniques a titillé ma curiosité. Je ne m’y attarde pas longtemps, cela étant un aspect trop spécialisé du chamanisme pour un premier travail.

J’aimerais y consacrer un travail d’étape avec un délai de temps assez long pour faire une recherche plus approfondie, en explorer l’éventail et les possibilités et fabriquer quelques objets. À ce point, je pense particulièrement à des objets en trois dimensions, tels que des bâtons, des hochets (rattles) ou des shields – mot qui se traduit par bouclier en français, mais l’objet que j’ai en tête agit plutôt comme concentrateur d’énergies que comme diffuseur ou bouclier. Et je veux créer davantage en peinture aussi, avoir une pratique artistique soutenue et diffuser des éléments de cette production.

La recherche théorique, les ateliers pratique, les méditations, le Power Shaking, les rituels dans la hutte de sudation et les cérémonies utilisant les enthéogènes sont tous de bons moyens pour avancer sur cette voie, pour explorer les états altérés de conscience et les réalités non ordinaires. Cela nous amène à approfondir le vécu de nos expériences, à épurer l’égo, et à se connaître davantage. En conclusion, je pense que la voie du chamane est une quête spirituelle, une voie menant vers une vie de mystique, de service aux autres et ultimement vers l’extase et vers l’illumination.
 
Bibliographie et références

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Publié dans CHAMANISME

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